
Le 10 juillet de cette même année, il est ordonné prêtre. Envoyé à Rome en 1910, il poursuit des études supérieures de théologie. Etudiant en droit canon, il s’adonne aussi avec passion aux recherches historiques sur l’Ordre Cistercien et sur l’histoire de l’Observance de la Trappe.
Son expérience d’Abbé jointe à ses recherches historiques sur l’Ordre le conduisent à désirer la fondation d’une nouvelle communauté qui retrouverait une vie cistercienne plus proche des origines monastiques selon la règle de Saint Benoît.
En septembre 1936, il doit renoncer à la charge d’Abbé de Tamié.
C’est ainsi, qu’en 1935, il demande à sa famille d’acquérir les ruines de Boquen aux derniers propriétaires Messieurs RENAULT et BOYER.
Dom Alexis se trouve désormais libre de se vouer entièrement à son projet de fondation d’une nouvelle communauté et dans ce but, de restauration de l’abbaye en ruines.
« Pourquoi venir à Boquen ? Pour quoi faire ? 1
- Restaurer l’antique abbaye, la relever de ses ruines, lui redonner vie.
- Restaurer la vie monastique cistercienne, telle qu’elle avait été vécue au début en ce même lieu.
[…] C’était pour Dom Alexis, en reprenant la Règle de Saint-Benoît d’aussi près que possible, retrouver une vie monastique humaine, équilibrée, régie par l’esprit de discrétion de Saint-Benoît. Sachant bien qu’il faut vivre avant tout selon l’esprit de la Règle plus que selon la lettre. »
[…] « Dom Alexis arriva à BOQUEN le 16 octobre 1936, seul, avec dans sa musette son bréviaire et un morceau de pain sec.
Il s’assit sur la margelle branlante du puits et contempla le spectacle : des bâtiments à l’abandon, des ruines, des broussailles, le désert matériel et spirituel, sorti son bréviaire, récita l’heure canoniale qui convenait : « Dieu premier servi ».
[…] Bien modestement avec les très pauvres moyens dont il disposait : ses deux mains, sa volonté, son courage et sa foi, il se mit au travail et commença à déblayer, à nettoyer. »
[…] « Très rapidement il fut aidé par sa famille, notamment par sa sœur et son beau-frère, Monsieur et Madame JOUAN de Plouguenast. Des portes, des fenêtres furent mises en place, les plus gros trous de la toiture colmatés, un ameublement minimum, l’indispensable, trouvé, un coup de main donné au besoin ».
[…] « le 11 novembre 1936 arriva un premier compagnon (…) c’était le Père Robert RIPAUD, un vendéen. Moine de Notre Dame des Neiges, il venait de Tamié. BOQUEN l’attirait pour son idéal missionnaire.
Dès lors, à deux, ils s’installèrent définitivement à BOQUEN. C’était désormais possible à condition de ne pas être exigeant ; ils ne l’étaient pas. C’était une joie profonde pour eux de reprendre la prière, l’office divin dans cette vieille abbaye cistercienne, 800 ans après sa fondation. »
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